Entreprendre pour écrire et préserver l’histoire du monde

« Qu’est-ce que les gens vont dire de moi après ma mort ? » C’est là une question que tout le monde se pose un jour ou l’autre. Quelle est l’histoire que nous laisserons derrière nous pour nos enfants, nos petits-enfants et les générations futures ?

Plus qu’une notice nécrologique, espérons-le! C’est le désir profond d’Isabelle Maher, co-fondatrice de l’innovante entreprise Le Dernier Mot. « Je suis journaliste de métier et j’aime raconter des histoires. Surtout, j’aime les gens et j’étais choquée par les avis de décès! Les gens méritent mieux que ça! », explique celle qui a exercé son métier de journaliste pendant 20 ans avant de bifurquer vers l’entrepreneuriat.

« Il faut dire que j’ai toujours eu le sentiment que j’étais une entrepreneure, même en étant salariée. Quand je proposais des sujets, je voulais que ça soit unique et que l’on soit meilleur que la concurrence », ajoute-t-elle.

Innover et transformer un secteur traditionnel

Le Dernier Mot est né du désir de développer quelque chose qui n’existait pas. Isabelle Maher a transformé son indignation en un produit bienveillant pour la personne décédée, mais aussi pour celles qui restent.

Selon la femme d’affaires, le secteur funéraire évolue très lentement. C’est pourquoi, en plus d’offrir un produit innovateur dans le secteur, elle a décidé de l’offrir en ligne. Ses services de rédaction se déclinent sous plusieurs formats, que ce soit des mémoires, des histoires familiales ou des récits posthumes. Ceux-ci peuvent également être imprimés sur différents médiums, allant d’un simple signet ou d’une carte postale jusqu’au livre biographique.

« Nos clients nous confient quelque chose de précieux : leur histoire ou celle d’un proche. Ce peut être parce qu’ils n’ont pas le temps de le faire eux-mêmes ou parce qu’ils ne trouvent pas les mots pour le faire. Nous sommes là pour leur donner l’occasion d’avoir le dernier mot sur le récit de leur vie. », raconte l’entrepreneure avec passion.

Elle applique dans son entreprise la même rigueur qu’elle avait en tant que journaliste. Elle souhaite transmettre une histoire exacte et vraie et elle va jusqu’à vérifier des faits lorsque les gens qui se racontent ne sont pas certains d’une date ou d’un événement.

« Le plus beau témoignage qu’on peut me dire quand je remets un récit de vie : « C’est exactement ça! ». Je veux que les gens s’y reconnaissent puisque c’est le legs qu’ils vont laisser. », affirme-t-elle.

Son rêve : écrire l’histoire du Québec, une personne à la fois

Son projet d’entreprise lui a aussi réservé de belles surprises. Elle ne s’attendait pas que son site Internet devienne un lieu de recueillement. « Les gens y reviennent, parfois aux anniversaires ou dans les moments où ils se sentent seuls, pour se recueillir sur les derniers mots d’un être cher. Une cliente m’a même dit qu’elle avait placé le récit de son père en page d’accueil de son téléphone et qu’elle avait eu l’impression que celui-ci l’avait aidé à traverser son deuil. », ajoute Isabelle avec émotions.

Quand on apporte un tel sentiment de bien-être, on comprend son rêve de créer une banque de récits permettant dans l’avenir de comprendre l’histoire du Québec, une vie à la fois. À ce sujet, Le Dernier Mot a des ententes avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec pour conserver ces récits. Cela permettra de les garder à l’abri de l’évolution technologique, qui pourrait faire en sorte qu’un jour le site Internet de l’entreprise ne soit plus disponible.

Ce qu’elle a appris : agir avec prudence!

« Être entrepreneur(e), c’est une richesse », lance-t-elle. « Il faut agir avec prudence et efficacité pour avancer et se développer. » Associée avec son conjoint, Martin Bisaillon, dans cette aventure entrepreneuriale, Isabelle considère qu’il faut être prudent face au choix de se lancer en affaires avec une famille. Cette mère de trois enfants est tout de même fière de leur transmettre ce bagage, puisqu’ils voient de près leurs parents démarrer l’entreprise.

Elle considère aussi qu’il faut être prudent face à tous ceux qui veulent aider les entrepreneures et entrepreneurs. « Il faut bien les choisir. Que ce soit au niveau des conseillères ou conseillers en affaires ou ceux dans le secteur du Web, je crois que plusieurs s’improvisent spécialistes. Ce sont des sujets trop importants pour choisir à la légère. »

Cependant, le découragement n’a pas sa place et les ressources pour aider existent. C’est ce qu’elle a trouvé chez Femmessor. « J’ai pu présenter mon projet à des femmes d’affaires aguerries et obtenir leur rétroaction. Leur enthousiasme était motivant tout comme le soutien de Karine [De Carufel, directrice régionale de la Montérégie]. »

Ce dont Isabelle Maher est la plus fière, c’est l’expérience vécue par ses clients à travers l’offre de ses produits et de ses services. « Nous leur faisons du bien et c’est ce qui m’anime et qui a du sens pour moi chaque jour », conclut-elle.

Innover dans des secteurs d’activités que l’on croit immuables en personnalisant l’offre, est-ce que ça vous inspire de nouvelles idées ?

Pour découvrir Le Dernier Mot

 

À propos de notre collaboration

Cet article est présenté dans le cadre d’une collaboration entre Femmessor et Cindy Rivard, présidente de Oyez Communications. Afin de mettre en lumière des entrepreneures d’exception, nous avons confié la tâche à madame Rivard de rédiger cette série de billets de blogue sur des entreprises ayant bénéficié de financement1 par l’entremise de Femmessor et qui représentent pour nous, une réelle fierté!

Pour consulter la série d’articles réalisée dans le cadre de cette collaboration, nous vous invitons à visiter notre blogue chaque mercredi.

1 Fonds pour les femmes entrepreneures FQ

À propos de l'auteur

Cindy Rivard

Cindy Rivard

Entrepreneure et formatrice spécialisée en stratégie de communication

Cindy Rivard est la présidente de Oyez Communications, entreprise évoluant dans le domaine des communications et du marketing. Entrepreneure née, elle partage son savoir et ses opinions à travers des articles de blogue. Depuis 2009, c’est près de 335 articles qu’elle a écrits. Nous vous invitons à visiter son site Internet pour en découvrir davantage!

Derniers articles de cet auteur

Cindy Rivard

Réfléchir avec un spécialiste, c’est un réel cadeau

Être entrepreneure, c’est porter plusieurs chapeaux. Avouons-le, nous nous rendons vite compte que certains chapeaux nous font mieux que...

Plus de détails

Cindy Rivard

Partager nos enjeux en développement collaboratif: le défi du 5%

Êtes-vous prêtes à repousser vos limites? C’est une partie intégrante du développement collaboratif des Cellules Femmessor. En plus, c’est...

Plus de détails

Cindy Rivard

Les Cellules Femmessor: bien plus que du codéveloppement

Vous en entendez parler depuis quelques mois et vous êtes intriguée? Vous n’êtes pas certaine que ce soit pour vous? Vous vous demandez si cela...

Plus de détails


Retour aux articles du blogue