Entreprendre à 50 ans avec Barbara Séguin

 

D’entrée de jeu, Barbara Séguin me raconte qu’elle ne se destinait pas du tout à être entrepreneure. Elle se qualifie elle-même d’intellectuelle qui a été élevée avec l’idée que si elle n’avait pas de doctorat, elle n’avait rien! Aujourd’hui, elle est pourtant une aubergiste comblée qui accueille les gens à l’Auberge Tom B&B de Chelsea.

Pourquoi ce changement de cap pour cette fonctionnaire ? « Je n’étais plus heureuse dans mon travail. Il m’éteignait à petit feu. », explique-t-elle. En 2013, alors que des coupures massives dans la fonction publique avaient lieu et que tout le monde tremblait pour son emploi, Barbara a levé la main pour saisir l’occasion de partir et se réinventer.

Auberge Tom B&B

Apprivoiser le monde des affaires

Son insatisfaction dans son emploi l’avait amenée à explorer d’autres avenues. Elle s’est d’abord lancée en affaires avec une entreprise offrant des produits de soins personnels par le biais du marketing de réseau. « C’est avec cette organisation que j’ai goûté pour la première fois aux avantages d’être son propre patron », raconte Barbara. « Quand j’ai quitté mon emploi, je comptais développer de façon plus active cette entreprise. »

Avec le temps, elle s’est rendu compte que bien qu’elle eût développé une belle clientèle, elle ne pourrait pas vivre uniquement de ce revenu. « Le marketing de réseau, c’est tout de même un beau tremplin pour apprivoiser les affaires. On démarre une entreprise avec peu d’investissement et ça nous permet de voir si on est faite pour l’entrepreneuriat », me dit celle qui continue à offrir ces produits à son auberge.

Saisir les opportunités de développement

L’achat d’une belle grande maison pour sa famille reconstituée a semé l’idée d’avoir un gîte touristique. « Avec mon conjoint, j’emménageais dans une maison avec cinq de nos six grands enfants. On savait qu’ils allaient rapidement quitter le nid familial. La maison deviendrait vite trop grande pour nos besoins, mais en même temps bien pratique quand ils reviendraient tous pour des rencontres familiales avec leurs propres conjoints et enfants », se souvient Barbara qui a décidé de la transformer en « Bed & Breakfast ».

Rares sont les projets qui ne sont pas semés d’embûches! Sa bonne idée ne pouvait pas se réaliser à l’emplacement où elle habitait, mais le désir de développer une auberge était plus fort. Elle a alors trouvé une autre maison qui pouvait répondre à ses attentes. « C’est un emplacement magnifique avec une localisation exceptionnelle. Nous sommes dans une baie et c’est comme si la rivière venait à nous. Il y a des fenêtres partout pour en profiter, c’est omniprésent », souligne l’aubergiste.

Aujourd’hui, elle constate que cet emplacement est encore mieux que le premier et offre beaucoup de possibilités de développement. « En plus, c’est facile d’accès par l’autoroute, près d’un spa nordique, des centres-ville d’Ottawa et de Gatineau et du parc de la Gatineau! », ajoute-t-elle enthousiaste.

Auberge Tom B&B

Un entourage de choix pour son auberge

Bien que seule propriétaire et employée de son auberge, Barbara Séguin se sent bien entourée pour supporter le présent et appuyer sa vision d’avenir. Sa mère n’est jamais loin et la regarde aller avec bonheur, elle qui a été gérante d’un hôtel de 21 chambres. Sa fille aînée a étudié en gestion hôtelière et son mari est fiscaliste. « Je me sens forte dans ce projet », dit-elle avec raison.

Femmessor l’a appuyée dans le démarrage de son projet et elle souligne le fait que son entreprise n’avait pas à être incorporée pour bénéficier de leur support. « Le financement, tout de même, est une période stressante à vivre, mais j’ai obtenu un très bel appui de l’organisation », explique-t-elle.

Alors, est-ce qu’on démarre un projet d’affaires à 50 ans pour vivre une retraite tranquille ? Bien sûr que non! Barbara Séguin a des projets pour développer son entreprise pour les 20 ans à venir! « À 70 ans, je serai prête à passer le flambeau et alors, je partirai en voyage », affirme-t-elle avec énergie.

Elle note tout de même qu’elle a appris dans la dernière année à s’octroyer du temps pour elle dans son horaire. « Changer de rythme et recharger ses batteries, c’est important », conclut-elle avec sagesse.

À propos de notre collaboration

Cet article est présenté dans le cadre d’une collaboration entre Femmessor et Cindy Rivard, présidente de Oyez Communications. Afin de mettre en lumière des entrepreneures d’exception, nous avons confié la tâche à madame Rivard de rédiger cette série de billets de blogue sur des entreprises ayant bénéficié de financement1 par l’entremise de Femmessor et qui représentent pour nous, une réelle fierté!

Nous vous invitons à visiter notre blogue pour consulter la série d’articles réalisée dans le cadre de cette collaboration. 

Fonds pour les femmes entrepreneures FQ

À propos de l'auteur

Cindy Rivard

Cindy Rivard

Entrepreneure et formatrice spécialisée en stratégie de communication

Cindy Rivard est la présidente de Oyez Communications, entreprise évoluant dans le domaine des communications et du marketing. Entrepreneure née, elle partage son savoir et ses opinions à travers des articles de blogue. Depuis 2009, c’est près de 335 articles qu’elle a écrits. Nous vous invitons à visiter son site Internet pour en découvrir davantage!

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