Partager nos enjeux en développement collaboratif: le défi du 5%

Cet article est rédigé par une participante d’une Cellule Femmessor Croissance. Dans une série de 5 articles, elle nous partage son expérience et les retombées positives pour elle et son entreprise. Voici le deuxième article. Bonne lecture!

Êtes-vous prêtes à repousser vos limites? C’est une partie intégrante du développement collaboratif des Cellules Femmessor. En plus, c’est ce qu’on veut, non? Si j’investis mon temps dans la Cellule Femmessor, c’est pour aller plus loin. 

Le pilier #1 des Cellules Femmessor est la confidentialité. J’en ai glissé un mot dans mon premier article. Il y a 3 autres piliers qui ne sont pas de moindre importance : la responsabilité personnelle, la vulnérabilité et le partage d’expériences vécues.

Il y a plusieurs points importants à considérer quant à nos responsabilités personnelles lorsque l’on participe à un groupe de développement collaboratif. La ponctualité ou la préparation, en sont quelques exemples. Cependant, celui qui me parle le plus et qui rejoint les 2 autres points, c’est d’être ouverte à repousser mes limites.

C’est intéressant, parce qu’au moment d’écrire ces lignes, je suis en train d’écouter le livre audio de Brené Brown, « Dare to Lead ». Elle mentionne que, pour apprendre et aller plus loin, cela demande des efforts. Notre cerveau doit ressentir un certain inconfort. Si c’est trop facile, il oublie.

Cela rejoint la vulnérabilité. Bien que cela permette d’établir de meilleurs liens émotionnels, être vulnérable n’est jamais confortable. Pour moi, c’est un point très difficile, mais, si je regarde autour de moi, je peux facilement constater que ce sont les leaders authentiques qui m’inspirent. 

Finalement, pour accepter d’être vulnérable et parler de ses véritables enjeux, l’absence de jugement est essentielle! On s’entend, ne pas juger est quasiment utopique chez l’humain. Cependant, être conscient qu’on est dans le jugement, rectifier sa pensée et faire preuve d’empathie, cela nous aide à devenir de meilleures leaders et cheffes d’entreprises.

Qu’est-ce que la notion du 5 % ?

Lors de la première rencontre, l’animatrice de la Cellule Femmessor nous a parlé de la fameuse notion du 5 %*. Cela correspond aux éléments les plus importants de notre vie qui, habituellement, ne sont pas partagés. Nos zones d’ombres finalement.

Pour bénéficier de tous les avantages de développement collaboratif, il faut accepter d’aller dans ces zones. Nous avons tous, en moyenne, un 5 % de positif et un 5 % de négatif, que nous gardons pour nous, autant au niveau personnel que professionnel. Est-ce par humilité pour le positif et par honte pour le négatif ? Qu’en pensez-vous?

Pour bien comprendre la pertinence d’explorer ces zones d’ombres, avec notre Cellule Femmessor, nous avons regardé la fenêtre de Johari**. 

Les 4 zones de la fenêtre de Johari

Notre zone publique au travail est souvent limitée à ce qu’on croit « correct » de laisser savoir. 

Nos zones d’ombres, c’est en partie le MASQUE derrière lequel on se cache. Là où nous avons conscience de cacher des informations aux autres. 

Parfois, notre groupe de développement collaboratif, en posant des questions, nous amène vers des zones différentes, des zones dont nous ne connaissons pas l’existence parce qu’elles sont dans notre ANGLE MORT ou dans notre INCONSCIENT.

Lors de ma première expérience en codéveloppement, j’ai mis dans l’arène un défi concret, avec des faits qu’on retrouve habituellement dans une entreprise. Avec mes explications, mes collègues ont vu des choses que je n’avais pas vues moi-même (zone aveugle). À force de creuser, j’ai aussi visité ma zone inconnue. 

Ce fut une révélation!

J’ai trouvé cela fascinant d’observer ces faits qui, après coup, me paraissaient évidents. Mais je ne les voyais pas. Mes collègues de ma Cellule Femmessor m’ont aidée à faire la lumière sur le fait que mon réel défi n’était pas celui que j’avais exposé. Je ne le voyais pas parce qu’il était dans mon angle mort. La solution, elle, se trouvait dans mon inconscient.

Je n’y serais pas arrivée seule.

Facile? Oh! Non!

Du moins, ce n’est pas facile pour moi. Je suis une personne émotive et je n’aime pas parler de moi. Et j’ai bien dit « parler », parce que par écrit, c’est beaucoup plus simple et fluide pour moi. Ça fait partie de ma zone cachée puisque seuls ceux qui sont très près de moi le constatent. Pour les autres, je suis une habile communicatrice! 

Ça explique certainement pourquoi j’aime tant écrire aussi!

Lorsque je dois parler de moi, en paroles, les émotions prennent le dessus rapidement. Je n’aime pas ça, mais ça fait partie de moi. Je me sens alors terriblement vulnérable. Pour entrer dans mon fameux 5 %, je dois accepter de tourner l’attention vers moi dans le but de demander de l’aide. Ah! Le fameux syndrome de la femme forte capable de tout faire! Plusieurs connaissent, j’en suis certaine…

Chaque petit pas en ce sens me permet de mieux apprivoiser cette partie de moi, l’accepter et agrandir ma zone publique.

C’est ce que m’offrent les Cellules Femmessor : accéder à certaines zones inconnues pour en apprendre davantage sur moi-même et devenir une meilleure personne.

Encore faut-il accepter d’être vulnérable et de vivre de l’inconfort.

Pour moi qui aime tant apprendre, j’ai accepté de relever le défi et de vous le partager. 

À votre tour maintenant. Je vous donne le défi de vous poser la question suivante : qu’est-ce que je cache et qui gagnerait à être connu pour faire un moi une leader plus authentique?

 


*La notion du 5 % est un concept utilisé par EO Montréal, partenaire accompagnateur des Cellules Femmessor. EO Montréal a transmis cette notion à Femmessor et appui son utilisation dans le cadre de ses Cellules.

**La fenêtre de Johari est une méthode de représentation de la communication entre deux entités créées par Joseph Luft et Harrington Ingham en 1955. Cette méthode est basée sur une approche de programmation neuro-linguistique (PNL), et est utilisée aussi par EO Montréal, partenaire accompagnateur des Cellules Femmessor. 

À propos de l'auteur

Cindy Rivard

Cindy Rivard

Entrepreneure et formatrice spécialisée en stratégie de communication

Cindy Rivard est la présidente de Oyez Communications, entreprise évoluant dans le domaine des communications et du marketing. Entrepreneure née, elle partage son savoir et ses opinions à travers des articles de blogue. Depuis 2009, c’est près de 335 articles qu’elle a écrits. Nous vous invitons à visiter son site Internet pour en découvrir davantage!

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