«Entreprendre, j’ai ça dans le sang!» avec Amélie Therrien

Déjà à huit ans, elle vendait des bracelets de l’amitié et des dessins de Pokémon, 25 sous pièce! Amélie Therrien, propriétaire des commerces Entretemps atelier-boutique et Le Petit Entretemps, n’en est pas à sa première expérience en affaires. Avant d’ouvrir ses commerces, elle a créé une gamme de bijoux, Mme Élyse, qu’elle vendait en ligne sur Etsy.

« Je crois que je suis venue au monde avec la fibre entrepreneuriale », affirme celle qui a grandi dans une famille d’entrepreneurs. « J’ai beaucoup appris des expériences entrepreneuriales de mon père », ajoute-t-elle en qualifiant sa famille de bâtisseurs et de créatifs.

L’art de vivre et la création au coeur du concept

Ça faisait déjà cinq ans que sa boutique avait pris naissance dans son coeur et sur papier. Elle a décidé d’aller de l’avant avec son projet il y a un an et demi.

Entretemps atelier-boutique, c’est une boutique pour faire plaisir, à soi ou à l’autre. Elle mise sur l’art de vivre et privilégie les produits d’artisans canadiens. « Je dois dire que ce sont surtout des artisanes », précise Amélie en ajoutant qu’elle a beaucoup d’exclusivités qu’on ne retrouve pas dans d’autres boutiques du même type. « Puisque je parle anglais, je n’hésite pas à aller puiser chez les artisans de l’ouest canadien. Ça me permet vraiment de me démarquer dans mon offre. »

L’atelier, c’est aussi des produits fabriqués sur place par la propriétaire et son personnel. Des cours sont également offerts régulièrement pour combler le besoin de création de sa clientèle. Fabrication de capteurs de rêves, de bombes effervescentes ou de jardinières en macramé, l’offre est vraiment variée.

Voir des opportunités là où les autres voient des risques

Un an après l’ouverture, Amélie Therrien veut pouvoir en offrir plus à sa clientèle majoritairement féminine. Elle songe alors à ouvrir une autre boutique dédiée aux bébés et aux enfants. Au même moment, deux autres boutiques dans ce secteur ont fermé leurs portes à Val d’Or. Au lieu d’y voir un avertissement, elle trouve que l’occasion est bonne pour prendre cette place. C’est ainsi que Le Petit Entretemps est né il y a six mois, voisin de l’Atelier-Boutique.

« Je trouvais qu’il n’y avait pas de raison pour que ça ne fonctionne pas, j’y ai vu une opportunité plutôt que l’inverse. Ces dernières années, en Abitibi, il y a quand même eu un boom de natalité et financier. J’ai fait le pari que le marché avait ce besoin d’avoir de beaux articles pour leurs enfants », explique celle qui a bénéficié, entre autres, de l’aide du réseau d’Expertes de Femmessor dans les derniers mois pour l’appuyer dans ces changements.

Elle ajoute dans un même souffle qu’elle travaille déjà sur un autre projet. « L’an prochain, je vais mettre en place une section destinée à la maternité. Un endroit discret pour les femmes enceintes. Elles pourront essayer des vêtements en toute intimité. » Comme un projet n’est souvent pas suffisant, elle travaille également à l’amélioration de sa boutique en ligne.

Faire de l’argent oui, mais pas seulement ça!

Cette maman de trois enfants a habité en ville avant de choisir de revenir en région. « Faire ce que je fais tout en étant présente pour mes enfants aurait été tout simplement impossible en ville », affirme Amélie.

Elle ajoute qu’elle fait encore beaucoup de choses elle-même, mais qu’elle apprend à déléguer. Son équipe est composée de six personnes incluant elle-même, trois emplois à temps plein et trois emplois à temps partiel. « Je travaille avec des gens de qualité et passionnés par ce qu’ils font. Être heureux dans la vie est l’objectif de tous et créer une ambiance conviviale au travail fait partie de ce qui me rend heureuse. »

Avec le recul, elle pense qu’il faut aussi apprendre à se faire confiance. « Les conseils qui viennent des autres sont importants, mais il faut aussi apprendre à suivre son instinct en affaires », dit-elle avec conviction. D’ailleurs, dans son ton, je sens qu’elle aime sa clientèle et qu’elle apprend à la connaître pour mieux la comprendre. « Après tout, c’est le client qui décide », m’a-t-elle dit. Elle a bien raison!

 

À propos de notre collaboration

Cet article est présenté dans le cadre d’une collaboration entre Femmessor et Cindy Rivard, présidente de Oyez Communications. Afin de mettre en lumière des entrepreneures d’exception, nous avons confié la tâche à madame Rivard de rédiger cette série de billets de blogue sur des entreprises ayant bénéficié de financement1 par l’entremise de Femmessor et qui représentent pour nous, une réelle fierté!

Pour consulter la série d’articles réalisée dans le cadre de cette collaboration, nous vous invitons à visiter notre blogue chaque mercredi.

1 Fonds pour les femmes entrepreneures FQ

 

À propos de l'auteur

Cindy Rivard

Cindy Rivard

Entrepreneure et formatrice spécialisée en stratégie de communication

Cindy Rivard est la présidente de Oyez Communications, entreprise évoluant dans le domaine des communications et du marketing. Entrepreneure née, elle partage son savoir et ses opinions à travers des articles de blogue. Depuis 2009, c’est près de 335 articles qu’elle a écrits. Nous vous invitons à visiter son site Internet pour en découvrir davantage!

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